Ecole moyenne et école communale des garçons
dans THEYS A., Histoire de la Ville de Fleurus, Maison d'éditions, Couillet, 1938, p.410

L'Athénée Jourdan a aussi une histoire

Introduction

Fleurus, de nos jours une ville tranquille, ne le fut pas toujours. En effet, pendant longtemps, nos régions furent le théâtre de terribles combats. Le nombre de batailles, de pillages et d'incendies dont Fleurus a été victime en est le témoignage.
Quatre batailles ont saccagé le sol fleurusien : une en 1622, une autre en 1690, une troisième en 1794 et une dernière en 1815.
Trois de celles-ci sont des victoires françaises. En 1690, ce sont les troupes de Louis XIV qui remportent la victoire ; en 1794, les hommes de la Révolution et en 1815, Napoléon lui-même et sa Grande Armée repartent vainqueurs avant la célèbre défaite de Waterloo.
La victoire du 26 juin 1794 est la plus lourde de conséquences : elle mettra un terme au régime mené par Robespierre et causera l'annexion de la Belgique par la France. Emmenée par le Général Jourdan, l'armée française mettra les troupes autrichiennes en déroute.
Aujourd'hui, Fleurus, entité d'environ 22.500 habitants, est bien loin de ces conflits qui déchirèrent l'Europe. Entre la ville et la campagne, la partie nord essentiellement agricole et le sud industriel, la Ville de Fleurus tente de se trouver un avenir.
Elle est aussi une ville qui compte dans son patrimoine le talent d'artistes, parfois de grande renommée, tels le musicien Arthur Grumiaux, le peintre Jos Grégoire, ou encore l'écrivain Alex Pasquier, etc....

Elle possède en son sein des richesses dont l'Athénée Royal Jourdan fait partie.
L'établissement se situe sur la chaussée, à distance plus ou moins égale de Charleroi et de Gembloux. L'Athénée Jourdan offre l'enseignement à plus de mille trois cents élèves (données de juin 2000), toutes sections confondues. Nous allons donc découvrir comment cette école s'est étendue et a gagné sa prospérité actuelle.